Ipoustéguy
Sculpteur, peintre, dessinateur (1920 – 2006)
Artiste majeur de l’après-guerre au côté de César, Szafran, Cremonini, Rebeyrolle, Mason ou Roel d’Haese, témoin inspiré de son époque, inscrit dans l’actualité mais empreint des grands mythes fondateurs… Ipoustéguy est avant tout un sculpteur figuratif, un profond humaniste et un insatiable travailleur. Ses créations, “un art somptuaire et rigoureux”, plus de 600 sculptures et 2000 œuvres graphiques, s’apprécient dans les plus grandes collections publiques, de Paris à Melbourne, de Tokyo à Londres, en passant par Berlin et Washington.
Son art ? Baroque et charnel, brutal parfois dans les émotions qu’il suscite. Mais un art farouchement actuel, tant les thèmes auxquels il nous confronte résonnent en nous intimement : les oppressions -qu’il dénonce, la force des femmes -qu’il met en lumière, et la beauté sensuelle de la nature -qu’il capture et exalte. Et toujours le désir et la mort, comme préoccupations formelles et existentielles.
Sa détermination viscérale à tracer sa propre voie en fait le témoin majeur de la souffrance et de la délectation humaines. Il les a vécues, les partage dans son œuvre et nous les donne à voir frontalement, sans provocation obscène, dans leur dimension universelle.
Pendant 70 ans, à travers 600 sculptures et 3000 œuvres graphiques, Ipoustéguy construit une oeuvre figurative à la fois magistrale et accessible au plus grand nombre.
Des œuvres visibles dans les plus grandes collections publiques, de Berlin à Melbourne, de Tokyo à Londres, en passant par Paris et Washington. Un artiste prolifique dont chaque œuvre exprime la profondeur de l’humain, ses ressorts, ses ombres comme ses lumières -et ses béances.
« Mon œuvre se suffit à elle-même, elle exprime bien ma réalité. Pour le reste… »
Reconnu par les plus grands, mais farouchement indépendant, récipiendaire de commandes prestigieuses mais fuyant l’écume des jeux de cours et de pouvoirs, Ipoustéguy si universel, n’a toujours pas reçu la reconnaissance et l’hommage publics que réclament pour lui artistes, intellectuels mais aussi la foule des anonymes touchés par son art puissant.
« Je suis né en esthétique ; simplement, je ne m’en préoccupe pas : j’en suis »
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Les Œuvres
Ipoustéguy vu par…
John Updike
L’œuvre de Jean Ipoustéguy m’a frappé pour la première fois dans le Jardin des Sculptures du Musée Hirshhorn de Washington, D.C. En ce lieu, à portée de vue du grand obélisque érigé en l’honneur de George Washington, et parmi de modernes sculptures d’extérieur aux signatures s’étendant de Rodin à David Smith, le vigoureux nu masculin, Homme passant la porte (1966), au visage sans expression de poupée ou de robot, pousse des deux mains et d’une partie de la jambe une porte à claire-voie tandis que de l’autre côté de cette porte, une tête de chien se blottit contre la hanche de l’homme, dont le corps est partiellement écorché.
Que peut signifier cette oeuvre ? me suis-je demandé – ce « double point de vue » à la fois solennel et comique, ce mélange d’anatomie humaine musclée et de formes aux bords droits – les persiennes, les montants de la porte, le disque lisse dans l’une des mains de l’homme. « J’ai cassé l’œuf de Brancusi », a déclaré un jour Ipoustéguy, lors d’une de ses nombreuses et spirituelles auto-explications offrant de clarifier l’accès à une sculpture qui demeure résolument énigmatique, empreinte d’une virtuosité distante bien que porteuse d’énergie…
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Galerie Ipoustéguy
3 bis, place de la Gare
55110 Doulcon
Tél. : 0033 (0)3. 29. 80. 82. 27.
Mail : tourisme@dun-sur-meuse.com
> www.valdunois.fr
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